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La soirée-débat "Crise, solutions en vue ?" a eu lieu le 17 avril à ANNECY.
Depuis le début du XVIIème siècle les crises financières provoquent à
une fréquence accélérée des crises d’une ampleur croissante, avec des
conséquences économiques et sociales d’autant plus graves que l’économie est
mondialisée. Le même scénario se répète
invariablement depuis près de quatre cent ans et procède du même mécanisme : engouement, spéculation, emballement, perte
de confiance et finalement krach. Comme les précédentes, cette crise a été provoquée par la spéculation, la cupidité et la corruption
et contre toute évidence, les "spécialistes"
qui sont à l’origine la crise actuelle, continuent de soutenir le dogme de «l’autorégulation du marché». Un manque évident de culture historique nous a amenés là où nous sommes,
après huit révolutions majeures (anglaise 1641-1649 et 1688-1689, américaine
1775-1783, française 1789-1799, européenne de 1848, russe 1917, allemande 1918
et portugaise 1974.), deux guerres mondiales et plus d’une centaine de crises,
nous devrions nous souvenir que le «
marché » basée sur le profit ne peut s’autoréguler, au contraire, il
s’autodétruit invariablement. La crise actuelle, c’est d’abord la faillite du politique devant le
pouvoir de l’argent, les pouvoirs politiques n’ont pris aucune mesure de
contrôle, au contraire ils ont favorisé par la dérégulation la prises de
pouvoir de la spéculation sur l’économie. Cette crise sans précédent peut être l’opportunité de s'interroger et
de tenir compte des leçons de l’histoire. Claude mauriange
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Le débat sur le livre de Jean
Peyrelevade, « Sarkozy : l'erreur historique », a eu lieu le 19 mars à ANNECY.
Les Français se préparent un réveil difficile. Le Président élu l’a
été pour tourner le dos à l’immobilisme dont il accuse ses
prédécesseurs. Doté d’une grande aptitude à l’action, il l’exerce hélas
de travers. Voulant incarner la rupture, il est dans l’exact
prolongement des erreurs du passé. Héros des réformes périphériques, il
échouera sur la plus centrale : celle qui rétablirait la compétitivité
de notre appareil productif. Ainsi va-t-il progressivement étouffer le
peu de croissance potentielle qui nous reste. Loin d’augmenter le
pouvoir d’achat, il nous conduit vers une stagnation de notre niveau de
vie. En ce sens, son erreur est tristement historique, tout comme son élection par un peuple floué. Il est un leurre, le dernier j’espère, avant que le redressement de la France soit enfin engagé. Jean Peyrelevade
"Sarkozy, l'erreur historique" par Marie-Anne Kraft
Jean Peyrelevade vient de publier chez Plon un livre au titre provocateur : « Sarkozy, l’erreur historique ». Je vous recommande vivement de lire ce livre à trois titres :1- pour sa vertu pédagogique (un vrai cours de macro-économie pour les nuls !), 2- pour la synthèse des chiffres de l’économie
française comparée à l’Europe, dont l'Allemagne, nous aidant à
comprendre la réalité et l’évolution depuis 10 ans (je suis d’ailleurs
fière d’avoir contribué à la collecte de ces données), ainsi qu’une
rétrospective même depuis le premier choc pétrolier des années
soixante-dix, 3- pour une analyse claire et limpide, qui
apparaît comme une évidence et qui pourtant apporte un nouvel éclairage
à la politique économique de la France, certes critique à l’égard du
gouvernement actuel (et de ses prédécesseurs), mais aussi constructive
car conclut sur des propositions réalistes. Lire la suite.
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Après quatre siècles de crises, la crise finale ?

Au-delà de toute idéologie, depuis quatre cent ans, après plus d’une centaine de crises dont quatre majeures, quatre révolutions et deux guerres mondiales, c’est le même scénario qui se répète invariablement et procède du même mécanisme : engouement, emballement, crise de confiance et finalement krach. Nous devrions donc savoir que le « marché », ne peut pas s’autoréguler, il s’autodétruit inévitablement. La crise actuelle est le résultat d’une faillite intellectuelle majeure de "spécialistes" qui soutiennent, contre toute évidence, l’infaillibilité du dogme de « l’autorégulation du marché ». Leurs errements nous ont amenés là où nous sommes, néanmoins, cette crise sans précédent peut être l’opportunité de s'interroger et de tenir compte des leçons de l’histoire.
La confiance base de l’économie
Le terme économie est apparu à la fin du XIVème siècle sous la plume du Français Nicolas Oresme. Construit sur la racine grecque oikonomia, il signifie « administration de la maison » et désigne la gestion de la vie familiale. C’est la notion même de gestion du «bon père de famille » empreinte de prudence et de générosité, Tout le contraire de la témérité et de l’égoïsme. Son acceptation la plus commune aujourd’hui, n’apparaît qu’au XVIIème siècle où l’économie est essentiellement basée sur la confiance dans la production, puis l’échange des marchandises.
Dès le XIVème siècle, les commerçants deviennent de véritables hommes d'affaires, ils achètent des chargements entiers de navires et des lots de marchandises. Les foires sont l'âme du commerce médiéval, elles se déroulent dans toutes l'Europe : Londres, Reims, Troyes, Cologne, Leipzig, Genève... Les foires durent plusieurs semaines selon un calendrier fixé à l’avance afin que les foires se déroulent d’une façon continue, ainsi, le marché reste actif toute l'année. Les affaires conclues au cours de ces rencontres encouragent la production industrielle et artisanale et stimulent les progrès techniques. Les marchands banquiers de Gênes, de Florence ou de Venise, prospèrent et développent la lettre de change déjà utilisée au XIIIème siècle par l’Ordre du temple. En effet les lettres de change, les billets à ordre, les chèques, les créances, le crédit et les payements à l'étranger ont été créés par l'Ordre des templiers devenu la première puissance financière de son temps. L'essor de la lettre de change a été fulgurant au XIVe siècle avec le développement des échanges à longue distance » La lettre de change permettait aux commerçants d’éviter le vol et le transport d’or, et évitait des déplacements inutiles. Dès ce moment l’or circula moins entre les pays d’occident. Ce moyen permet de payer une dette à distance, en passant par l'intermédiaire de deux banquiers qui correspondent entre eux. La lettre de change introduisit le crédit. Au cours de cette période, ce sont les riches familles italiennes, qui furent à l'avant-garde dans le domaine bancaire. Les Médicis installent des succursales à Bourges, Lyon et en Angleterre, Le monde changeait, les villes commerçantes croissaient au profit des riches bourgeois qui tenaient les rênes de l'économie. Ceci contribua à la naissance des États modernes. Lire la suite.
Cliquez ci-dessous pour télécharger les supports de la soirée-débat du 19 février 2009 à Annecy : La crise finale ? Chronologie
des grandes crises Petit
dictionnaire économique
Thomas Jefferson
"Je pense que les institutions bancaires sont
plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au
combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées
contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui
fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession,
d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où
leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre
que leurs parents ont conquis." Thomas Jefferson, né le 13 avril 1743 à Shadwell et mort le 4 juillet 1826 à Monticello, a été le troisième président des États-Unis d'Amérique de 1801 à 1809. Cet homme d'État était également philosophe, agronome, inventeur, architecte et il ne cachait pas ses sympathies francophiles. Propriétaire d'une plantation en Virginie, il possédait de nombreux esclaves. Pourtant, Jefferson était attaché aux Droits de l'Homme pour lesquels il lutta au niveau de son État et du pays. Il faisait partie de l'élite des Lumières et a connu les plus grands esprits de son temps. Rédacteur d'une partie de la Déclaration d'indépendance, il doubla la superficie des États-Unis par l'achat de la Louisiane.
La Fayette
Marie-Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier, marquis de la Fayette (6 septembre 1757 - 20 mai 1834), est un général et un homme politique français et américain, héros de la guerre d'indépendance américaine et personnalité de la Révolution française. Il a été fait citoyen d'honneur des États-Unis d'Amérique en 2002, à titre posthume. Il est enterré au cimetière de Picpus, à Paris. Personnage le plus influent des débuts de la Révolution, à la chute de la Monarchie en 1792, il dut se retirer de la vie publique, pour ne rejouer de véritable rôle politique qu'à partir de la Restauration. A la fois adulé et détesté par ses contemporains, républicain obstiné, réformateur acharné, idéaliste et humaniste engagé, Lafayette a pris une part active à la Révolution d'Amérique, à la Révolution Française, à la chute de Napoléon et à la Révolution de 1830. Héros de l'indépendance américaine, député aux États généraux, fait abattre la Bastille, organise la première fête nationale le 14 juillet 1790, il est à l'origine de la cocarde tricolore, devenue depuis l'emblème national, fait adopter la première Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Dans le respect de cette déclaration, il consacre toute son existence à lutter pour la liberté et les droits de l'homme. Lire la suite
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